Aujourd’hui, les appareils photos numériques ont envahi notre vie. On en trouve dans la plupart des téléphones portables (GSM, PDA, etc.). Mais une fois que la prise de vue a été réalisée, il est parfois nécessaire de corriger certains petits détails (très minimes, ne sommes-nous pas tous d’excellents photographes ;-)). Pour ce faire, nous devons utiliser un programme de manipulation d’images numériques. Le leader incontesté dans ce domaine est sans nul doute Photoshop édité par la société Adobe.

Ce produit présente toutefois deux inconvénient de taille : il est hors de portée de la bourse du commun des mortels et son code est propriétaire. Vous pourriez facilement trouver quelqu’un pour dire qu’il n’y a qu’à pirater le logiciel pour que ce soit gratuit. Et puis qu’importe que le code soit propriétaire ou non, du moment que ça marche. Là je vous réponds non, non et encore non. Personnellement, je suis très attaché au respect des licences et le piratage informatique est illégal. Et puis pourquoi prendre la peine d’installer une version pirate d’un programme (avec son lot de logiciels malveillants) alors qu’un excellent programme, libre et gratuit de surcroit, existe. Je veux parler de GIMP [1].

Les fonctionnalités de GIMP sont très étendues et rencontreront sûrement vos attentes. Il vous permettra ainsi de retoucher vos photographies numériques, de faire du dessin artistique, de créer de petites animations web, etc. Mais si par malheur, vous ne trouviez pas la fonctionnalité dont vous avez besoin, il existe une multitude de greffons (plugins pour les anglophiles) pour l’ajouter. De plus, GIMP est disponible pour Windows, Linux et MacOS, ce qui n’est pas négligeable lorsqu’on travaille dans un environnement hétérogène.

GIMP a souvent été décrié à cause de son interface trop « unixienne ». Il est vrai que lorsque j’ai commencé à utiliser le programme, il m’a fallu un (très) long temps d’adaptation. À partir de la version 2.6, l’interface est devenue plus « windowsienne » et plus facile à appréhender pour tout un chacun. Ainsi, nous avons maintenant une fenêtre principale où sont regroupés tous les menus. La version 2.8 comporte une case à cocher la rendant plus windowsienne qu’unixienne car toutes les fenêtres sont alors accrochées.

La communauté des utilisateurs de GIMP, très dynamique, met à disposition sur internet de nombreux didacticiels. En ce qui me concerne, ceux-ci ont été très utiles. Vous en trouverez un certain nombre sur le site officiel, mais une simple recherche sur internet vous en donnera quantité d’autres. Ces didacticiels sont souvent indispensables pour maitriser l’application de manière rapide.

Que pourrions-nous encore demander à une tel programme ? Pourquoi pas l’automatisation des tâches répétitives ? Eh bien GIMP intègre cette possibilité et vous permet de réaliser des « macros » évoluées. Pour ce faire, le programme utilise par défaut un langage interprété appelé Script-Fu. Ce langage est un dialecte de Scheme. Vous pouvez également installer d’autres langages comme Perl, Tcl (Tool Command Language)ou Python.

Si vous êtes du genre nomade et que vous voulez pouvoir bénéficier partout des possibilités de GIMP, ou même si vous voulez faire découvrir ce logiciel à vos amis avant de l’installer, il existe une version portable sur le site PortableApps.com. Elle est également disponible sur la framakey.

Pour conclure, nous pouvons dire que GIMP est un outil graphique étonnant dont les possibilités sont très étendues. Toutefois, sa prise en main peut paraitre assez ardue, surtout pour des néophytes. Mais ne vous inquiétez pas, les didacticiels fourmillent sur internet pour vous aider. Avec quelques petites recherches et un peu de patience, ce logiciel est à la portée de tous.

[1] Acronyme de « GNU Image Manipulation Program »

Sites consacrés à GIMP :

Didacticiels

Divers