Freeciv 2.x est un clone de Civilisation [1]. Vous incarnez le chef d’une nation et faites évoluer votre peuple jusqu’à la conquête totale du monde par votre civilisation. Freeciv est jouable tant en réseau qu’en solo.

Conçu dès sa création pour être utilisé en réseau, Freeciv est doté d’un module client et d’un module serveur. Les deux sont dotés d’une interface graphique intuitive qui, sans être somptueuse, est agréable à regarder et facile à utiliser. On peut néanmoins jouer en solo, le serveur gérant alors les autres joueurs grâce à une IA réglable (5 niveaux de difficulté). Parmi les nouveautés que propose cette version 2, l’une des plus visibles, des plus appréciables, est le lancement automatique du module serveur « civserver » de façon graphique au lancement du module client « civclient ». A partir du module « civserver », vous aurez accès à de très nombreuses options de paramétrages pour votre jeu. On peut citer en outre :

  • possibilité de se connecter à 40 (au lieu de 14) sur une même partie
  • ajout de nouvelles nations [2]
  • ajout d’une nouvelle unité, le travailleur (venu de Civ 3)
  • gestion des frontières de l’empire
  • interface par onglets, au lieu de fenêtres
  • ...

Rappelons que ce jeu est multi plate-formes, qu’il est doté d’une interface en français, d’un site avec une partie francophone. Cela lui confère une plus value appréciable, d’autant que l’on y trouve des tutoriaux (en anglais et en français, s’il vous plaît) qui permettent une prise en main rapide du jeu. Sous Windows, l’installation est on ne peut plus simple, grâce à l’installeur intégré. Sous Mac OS X, il vous faudra installer X11 (X Window System) qui gère les librairies GTK+ et sous Linux, deux versions cohabitent, l’une utilisant GTK+ (standard) et l’autre xaw3d (aux graphismes moins aboutis).

Pour les fans de Civilization, il est utile de préciser qu’un des buts des développeurs est d’intégrer les règles natives du jeu de Microprose. En conséquence, un utilisateur du logiciel propriétaire se trouvera en terrain conquis, n’ayant à assimiler que les changements dus à l’interface. Même les raccourcis claviers sont identiques !!! Pour pousser la comparaison, Freeciv 2 se situe entre Civilization II et Civilization III, dont il intègre quelques règles.

J’avais testé la version 1.1 de ce jeu, et n’avais pas été vraiment convaincu. Cette nouvelle mouture est beaucoup plus achevée, les options de jeu y sont très nombreuses, plus que dans Civ II, et le résultat est un jeu crédible, amusant, qui donnera aux amateurs du genre de longues heures de bonheur. C’est d’ailleurs l’un des points faibles de ce type de jeu : on sait quand on commence une partie, on ne sait pas jusqu’où elle nous emmènera. C’est tout dire !!! Si vous jouez via internet, attendez-vous à de cuisantes défaites, les amateurs sont plus qu’éclairés... Pour conclure, j’ajouterai que le jeu via internet est plutôt réservé aux anglophiles, comme bien souvent d’ailleurs, l’anglais étant sur ce support une langue « internationale ». Il est d’ailleurs amusant d’y dialoguer en anglais avec un autre joueur, que l’on découvre... français !

[1] jeu mythique de stratégie au tour par tour, créé par Sid Meier en 1991 et développé par Microprose

[2] plus de 80 actuellement, avec des classifications : historique, moderne, fictif